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Decauville

 

La société Decauville, créée dans les années 1870 a été un constructeur de matériel ferroviaire et de manutention, de cycles et d'automobiles.

Paul Decauville (1846-1922), initialement agriculteur spécialisé dans la production de betteraves, inventa un type de voie de chemin de fer de faible écartement (40 à 60 centimètres) qui prit le nom de " Decauville ". La voie est formée d'éléments entièrement métalliques qui peuvent se démonter et transporter facilement. Cette invention a trouvé des applications dans de nombreux domaines : exploitations minières et industrielles, desserte des ouvrages militaires… Les wagonnets étaient d'abord poussés à la main ou tractés par des chevaux. Par la suite, desvoitures de formes diverses et des petites locomotives firent du Decauville un véritable système de chemin de fer. L'apparition des voies étroites Decauville, mais également d'autres fabriquants, constituèrent une évolution majeure en permettant de déplacer de lourdes charges aisément à une époque où la brouetteet le tombereau dominaient.

La construction ferroviaire

Locomotive à vapeur

Les premières locomotives ont été fabriquées par Couillet, à Marcinelle en Belgique. Il s'agit de petites 020 à tender séparé conçues pour être transportées à dos d'éléphant. Decauville a collaboré avec de très nombreux ateliers pour la construction de ses machines. On citera la société Métallurgique de Tubize pour la construction des Mallet de l'exposition universelle ou les établissements Weidknecht.

Autorails

L'intérêt des ingénieurs de Decauville pour ce genre d'engin, regroupant motrice et compartiments voyageurs, a existé dès 1896. Cette année, en collaboration avec Léon Serpollet, ils construisirent une automotrice à vapeur. Cette fabrication est d'ailleurs la première des établissements Decauville pour la voie "normale".

En 1932, la société reçut une commande du Nord pour deux autorails à caisse tubulaire de 2×130 ch. Ceux-ci seront immatriculés ZZ 13 et 14 puis DC 1001 et 1002 à la SNCF. La construction et les essais de ces autorails furent suivis de près par les autres réseaux. Le PLM, à son tour et selon le modèle des autorails Nord, commanda 7 puis 9 autorails. Leurpuissance largement augmentée (2×320 ch) et la transmission électrique devaient les destiner aux lignes de montagne du réseau. Leur esthétique particulière les fit baptiser Nez de cochon. Immatriculés P1 à 9 à leur livraison en 1938, ils finirent leur carrière sous les numéros sncf X 52001 à 9. L'État commanda aussi deux autorails de cette famille. Mûs par deux moteurs Saurer de 150 cv, ils atteignaient facilement 130 km/h. L'esthétique revue elle aussi s'approchait étrangement de celle des TGV actuels.

En 1937, Decauville participa avec de nombreux autres constructeurs à un projet d'autorail standard. 53 véhicules furent construits de 1937 à 1939, dont 23 caisses par Decauville.
Cette même année, les ingénieurs de la société, en quête de solutions nouvelles, construisirent un autorail particulièrement étonnant, puisque sa propulsion était assurée par une hélice ! Cet autorail, très inspiré des techniques aéronautiques, fut commandé par la compagnie du Nord pour " résoudre le problème du freinage à grande vitesse ". Les essais de cet engin hors normes ne semblent pas avoir été concluants. Cet engin, très abîmé en 1945, n'a jamais été réparé. À noter qu'un second brevet a été déposé par Decauville vers 1950 pour un autorail à turbine. Le prototype n'a par contre jamais été construit.

Par la suite, de 1950 à 54, Decauville fabriqua les autorails unifiés de 600 ch, immatriculés X 2401 à 2479. Enfin, et ce furent les dernières contruction d'autorails, les X 2801 à 16 furent construits de 1955 à 1960.

Outre ces engins, Decauville se fit une spécialité de la construction de remorques d'autorails. Des véhicules qui se devaient d'être légers et pourtant très rigides. On compte parmi les productions de la société pour la SNCF :

- XR B 6001 à 6015 (1939), seconde classe. Ce matériel de 15 tonnes seulement a circulé pendant 39 ans !
- XR AB 7201 à 7720 (1948), première et seconde, issues des précédentes. 17 tonnes à vide. Le chaudron de ces remorques fut ensuite repris pour constituer celui des remorques unifiées, construite à plusieurs centaines d'exemplaires.
- XR 7301 à 7350, remorques de RGP, peintes avec les mêmes couleurs.
- XR 7351 à 7410, marché partagé avec la Compagnie Générale de Constructions. 1re et 2e classe.
- XR 8100 à 8293, de 1956 à 1962.

On ne compte pas ici les remorques, parfois produites à l'unité, pour d'innombrables chemins de fer Africains, et qui, au total, ont certainement été plus de 300. On ne cite pas non plus la dernière série de remorques, produite en 1961 en collaboration avec la Sté Lorraine, portant sur 102 remorques à bogies destinées aux chemins de fer argentins.

Locotracteur

- 55-DB-2 du PLM devenu Y-DC-05052 de la SNCF renuméroté Y-DC-35052 en 1962, construit en 1935 avec moteur diesel, longueur 7,180 m, masse totale 15 tonnes, vitesse maximale 58 km/h.
- Y 6201 à 6259 de la SNCF, construits de 1949 à 1950 avec moteur diesel, longueur 8,900 m, masse totale 32 tonnes, vitesse maximale 60 km/h.
- Y 6401 à 6500 de la SNCF, construits de 1954 à 1958 avec moteur diesel, longueur 8,900 m, masse totale 32 tonnes, vitesse maximale 60 km/h.
- Y 7231 à 7310 de la SNCF, construits de 1961 à 1962 avec moteur diesel, longueur 8,940 m, masse totale 32 tonnes, vitesse maximale 54 km/h.
- Y 7401 à 7520 de la SNCF, construits de 1963 à 1965 avec moteur diesel, longueur 8,940 m, masse totale 32 tonnes, vitesse maximale 54 km/h.

Divers autres locotracteurs pour embranchements particuliers et lignes industrielles.

 

 
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